3 réflexes pour gérer les périodes incertaines


Si l’incertitude peut être source d’émulation comme dans le cadre d’un jeu par exemple, en la faisant rentrer dans notre quotidien, la pandémie a mis nos nerfs à rude épreuve. La crise géopolitique et la situation économique maintiennent un degré élevé d’incertitude.


Le cerveau face aux situations inconnues

Pendant la pandémie, comment avez-vous vécu le ballet incessant des variants, des consignes et des réglementations changeantes, du nombre de cas, du nombre d’hospitalisation et du nombre de décès.
Si vous avez aimé cette période incertaine, vous risquez d’apprécier encore plus les incertitudes géopolitiques, énergétiques et économiques qui s’annoncent.
A moins que vous ne les redoutiez. Ce qui est d’autant plus probable que votre cerveau à horreur de l’instabilité.

Pour prendre ses décisions votre système nerveux s’appuie sur les expériences du passé conservées dans sa base de données. Mais que se passe-t-il quand il doit prendre des décisions face à événement d’un genre nouveau ? Sur quelles base s’appuyer dans des situations inédites ? Comment pourrait-il remplir sa tâche de planification lorsqu’il doit traiter des informations auxquelles il peine à donner sens ?

L’incertitude une source de mauvais stress

Face à l’inconnu le cerveau active la zone de l’amygdale impliquée dans les réponses émotionnelles, en cas de danger notamment. Il s’agit de la fameuse triade des trois « F »: Fight, Flight, ou Freeze (combattre, fuir ou se figer). Dans le contexte post pandémique, placé sous le signe de crises géopolitiques, énergétiques et économiques, tout l’enjeu est de permettre à votre cortex préfrontal qui prend en charge les aspects liés à la planification et aux prises de décisions rationnelles de ne pas laisser la peur l’emporter. Il s’agit là d’un élément clef de la confiance en soi ?

Certes, l’incertitude est inhérente à la vie elle-même. Même lorsque notre horizon paraît stable, la possibilité qu’un événement vienne bouleverser l’ordre du jour reste omniprésente. Mais dans les périodes plus tranquilles, cette possibilité est ravalée loin de nos priorités et pour l’essentiel nous n’y pensons pas. Sauf cas particulier d’anxiété exacerbée. Mais dans les périodes troublées ce risque refait surface et devient plus conscient parce que rendu plus probable. L’incertitude chronique s’impose comme un facteur de stress et l’absence d’horizon de sortie de crise vient amplifier le phénomène.

Incertitude quant à la santé, au travail, au retour des enfants à l’école, aux conséquences sur les emplois, les revenus, la possibilité de voyager…

Quel que soit votre niveau de réaction émotionnelle, il existe des actions simples à mettre en œuvre pour faire preuve de résilience et éviter la spirale de l’angoisse qui peut conduire à bien des réactions inappropriées.

Être en mesure de s’adapter rapidement

Rester bien aligné se révèle un précieux atout afin de faire face aux événements et garder le cap, même par gros temps. C’est pourquoi il est important d’être en mesure de réagir vite.

Face à des périodes complexes, voici quelques bons réflexes.

Réflexe 1/3

Éviter de se laisser envahir par les discours médiatiques anxiogènes qui déclenchent des émotions basses comme la peur, la colère ou l’indignation. Laisser plutôt toute leur place aux émotions qui élèvent comme la gratitude. Par exemple en prenant le temps d’observer ce que cette période nous enseigne. En quoi elle représente un miroir et ce qu’elle dit de nous.

Réflexe 2/3

Réguler son énergie. Dans la mesure où l’énergie va là où se porte votre attention, il est essentiel de rester focus sur ce qui fait partie de votre sphère des possibles. Surtout, évitez de vous concentrer sur ce qui ne dépend pas de nous car cela vous mettrait face à un sentiment d’impuissance et impacterait l’estime que vous vous portez. Offrez le moins de prise possible à l’extérieur pour revenir à vos intuitions.

Réflexe 3/3

Conserver l’initiative, même lorsque vous avez l’impression qu’une partie de votre avenir vous échappe. Rappelez-vous que la première de vos prisons sont les barrières mentales que vous érigez. Celle-là même qui deviennent des prétextes pour ne pas passer à l’action. Le problème, ce n’est pas qu’il y ait des problèmes, c’est de croire qu’il n’existe pas de solutions.

Face à l’incertitude agissez !

Ne subissez pas les événements, restez acteurs de votre futur. L’incertitude vient parfois vous challenger pour vous pousser là où vous n’auriez jamais envisager d’aller autrement. Vous pouvez laisser l’incertitude vous arrêter, mais vous pouvez la surmonter et décider.

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